Présentation des Scouts Unitaires de France

1. L'origine

«Scouts»
Le scoutisme est un mouvement d'éducation qui prend l'individu dans toutes ses dimensions coeur, corps et âme. Le mouvement des scouts unitaires deFrance (SUF) est une association catholique de scoutisme qui propose aux jeunes d'aujourd'hui de vivre l'aventure imaginée par l'anglais Baden Powell, fondateur du scoutisme. C'est lors d'une rencontre avec Baden Powell en Angleterre, le 20 septembre 1913 que le père Sévin prit la décision de développer le scoutisme catholique en France.
Le génie de cette idée consiste à donner à des jeunes de 12 à 17 ans la possibilité de progresser ensemble, de s'engager à respecter une loi et des principes, d'apprendre à servir, et d'avoir progressivement des responsabilités au sein d'une patrouille de 6 à 8 éclaireurs, jusqu'à en devenir le chef, tel le "Grand frère" au service des plus jeunes. Ces mêmes principes sont repris aujourd'hui par des éducateurs de cité.
Cette méthode d'éducation, appelée "système des patrouilles", fonde toujours les bases pédagogiques de la plupart des mouvements scouts d'aujourd'hui dans le monde.
«Unitaires»
Au cours des années 60, les scouts de France décidèrent d'abandonner la patrouille et de couper en deux la tranche d'âge 12-17 ans en adaptant à chaque fraction une autre pédagogie, malgré de profondes réticences.
Certains chefs, convaincus que les vertus éprouvées du système des patrouilles étaient une des bases fondamentales du scoutisme, décidèrent de poursuivre cette méthode. En maintenant l'unité de la tranche d'âge 12-17 ans, ils se sont appelés naturellement "scouts unitaires de France".
La pédagogie unitaire coexista jusqu'en mai 1970, date de sa suppression chez les scouts de France.
«de France»
Les SUF se sont développés en France en poursuivant la méthode d'origine dont un grand nombre de familles reconnaissait la valeur éducative. Ceci explique une expansion rapide : plus de 5.000 membres actifs dès 1976, plus de 10.000 après dix ans d'existence et 20.000 aujourd'hui. Des unités SUF ont également vu le jour à la Réunion, en Italie et en Espagne.
L'association est née officiellement le 26 avril 1971, agrée par le ministère de la Jeunesse et des sports. Elle a été reconnue d'utilité publique le 25 septembre 1983.
Mouvement catholique
Les SUF sont ancrés dans l'Eglise catholique d'aujourd'hui, au sein des paroisses, lycées et quartiers, dans la fidélité aux principes du concile "Vatican II". Ils accueillent aussi au sein de leur unités, en accord avec les parents, des jeunes non baptisés en quête du baptême ou non croyants ouverts à une spiritualité chrétienne, sans laquelle les valeurs du scoutisme perdent beaucoup de leur sens.
La progression spirituelle de chacun fait partie intégrante de la vie scoute. Les aumôniers des unités SUF sont missionnés par les évêques de France dans chaque diocèse.
Scoutisme français
Les SUF ne font pas partie, à l'heure actuelle, de la Fédération du scoutisme français malgré leur souhait. Les statuts du Scoutisme mondial imposent que la représentation du scoutisme catholique français dans les instances nationales et internationales (scouts et guides) soit assurée par une seule association, scouts de France ou guides de France.
Ceci n'empêche nullement les SUF d'entretenir avec les mouvements scouts des relations ouvertes et fraternelles. C'est ainsi que les SUF rayonnent dans le monde. Ils sont allés, notamment, proposer la méthode scoute aux jeunes du Sénégal, aux animateurs des camps de réfugiés du Cambodge et, actuellement, ils soutiennent les scouts roumains et accueillent leurs cadres en formation.

2. Le mouvement

Le jeune, notre raison d'être
Le but des scouts unitaires de France est de proposer au jeune d'aujourd'hui les méthodes du scoutisme pour grandir et devenir demain un adulte sain, heureux, utile, c'est-à-dire homme ou femme libre, épanoui, rayonnant, capable d'être responsable, d'être et de rendre heureux.
Les unités
Les jeunes sont accueillis de 8 à 20 ans, au sein d'unités adaptées aux trois âges de la croissance : grande enfance, adolescence, jeune adulte.
La méthode adaptée à chaque tranche d'âge prend en compte les différences de nature garçon-fille, pour respecter la différence d'identité et mettre en valeur la spécificité de chaque sexe. Les garçons et les filles ne sont donc pas mélangés dans les unités, ceci permet, dan sle même esprit, d'adapter les activités à chaque tranche d'âge et à chaque sexe.

Effectifs

Le mouvement comprend de plus 3.600 chefs, cheftaines, assistants et assistantes, 180 chefs de groupe et 420 assistants. Ils se répartissent dans 1120 unités formant 185 groupes.
Chef et cheftaine d'unité
Après 19 ans et une solide formation, vient le temps de transmettre à son tour la flamme aux plus jeunes et de prendre des responsabilités. Chaque unité est ainsi placée sous l'autorité d'un chef ou d'une cheftaine d'unité.
La formation, agréée par le ministère de la Jeunesse et des sports, commence à partir de 18 ans et comprend deux stages théoriques séparés par une maturation pratique en unité, d'un ou deux ans, comme assistant ou assistante au sein de la maîtrise.
Les SUF ont choisi résolument des chefs et cheftaines jeunes, parce qu'ils sont "dans le coup", par l'enthousiasme, la générosité, la disponibilité (malgré leur travail) et les capacités qui caractérisent leur âge.
Le taux d'encadrement moyen de l'ensemble des unités est de un adulte pour cinq enfants. Les camps de formation sont appelés "Camp école préparatoire 1er degré" (CEP1) ou "2eme degré" (CEP2) et durent une semaine. La moyenne d'âge des chefs et cheftaines d'unité se situe entre 21 et 25 ans.
La famille
Les SUF accordent une grande importance à la famille, quelle que soit sa cohésion ou son éclatement, car elle reste le coeur du développement de chacun. L'action éducative est donc complémentaire et s'effectue en harmonie avec les parents ou tuteurs. Ils sont associés aux activités de leur enfant, et invités à des échanges réguliers avec les chefs d'unité. Le mouvement rassemble plus de 14.000 familles.
Le groupe
De même qu'une famille se compose de garçons, de filles et de parents, tout ou partie des six unités type s'implante autour d'une école, d'une paroisse, d'un secteur géographique et constitue naturellement un "groupe". Le groupe "idéal" se compose d'une unité de chaque type.
Le groupe rassemble ainsi garçons et filles de tous âges et de toutes origines, sous la responsabilité d'un adulte, lui-même parent (ou d'un ménage, la moyenne d'âge étant de 44 ans). Ce chef de groupe (ou ce ménage) a reçu au préalable une formation spécifique d'une semaine au cours d'un camp de formation appelé "Tripode". Il est responsable des chefs d'unité et anime la communauté des aînés (jeunes adultes).

3. La spécificité

Une audace : la confiance
La confiance est l'un des moteurs essentiels de l'exercice de la responsabilité et de l'épanouissement d'un chef, d'une cheftaine et des adolescents. Les scouts unitaires de France choisissent de faire confiance aux jeunes pour les rendre responsables. C'est cette audace qui fait que demain l'entreprise, la cité, la société, l'Eglise pourra compter sur eux.
Un choix : le bénévolat
Tous les membres de l'association sont des bénévoles, du plus jeunes au plus âgé, du président au novice, en passant par tous les commissaires ou chefs d'unité. Ce choix est celui du service. Le meilleur de chacun passe par le don de soi, là où la générosité n'attend pas de retour.
Une clef : la simplicité
Faire de grandes choses avec des moyens simples pourrait être notre devise. L'éducation du sens des valeurs passe par la perception de l'essentiel. Les SUF donnent la clef : l'expérience de la simplicité permet de se passer du superflu, et bien davantage encore la capacité de s'émerveiller simplement est source de joie, c'est peut être même le secret du bonheur.
Une methode : l'esprit avant la lettre
Les SUF ne donnent pas de mode d'emploi détaillé pour mener une action, mais préfèrent en donner le sens, afin que chaque chef en comprenne l'esprit et la finalité et trouve lui-même les modalités et les moyens propres à son unité pour atteindre l'objectif. Cette méthode est une source très riche d'originalité et de diversité. Relayée jusqu'au plus jeune elle est aussi un formidable mode de progression individuelle.
Une exigence : la formation des chefs
L'exigence principale des scouts unitaires de France reste, avant tout, la formation des chefs et cheftaines d'unité. Sans cette exigence de formation préalable, il n'est pas d'engagement possible pour prendre des responsabilités au sein du mouvement, quel que soit le niveau.
Cette formation, validée par notre ministère de tutelle, non seulement est indispensable pour encadrer des mineurs dans des activités de nature, mais elle est, de plus, essentielle parce qu'il s'agit d'éducation.
Une dimension : spirituelle
Pour les SUF, le développement physique, psychologique, social et affectif de l'enfant est essentiel et pourtant insuffisant. Car la plénitude de la dimension humaine, qui s'exprime souvent par une soif d'idéal, prend sa source et sa finalité dans la vocation divine de l'homme et de la femme, dans le mystère de Dieu, de la création, de la vie et de l'amour.
Dès l'origine du scoutisme, Baden Powell avait perçu que la synthèse de l"éducation était d'ordre spirituel. C'est pourquoi les SUF inscrivent leur démarche dans cette dimension en proposant une vie spirituelle simple, concrète, joyeuse, intégrée aux gestes quotidiens, avec les réflexes de la prière spontanée dans la pratique et l'éclairage de la foi catholique et d'une Eglise ouverte et accueillante.
La dimension spirituelle qui donne un sens aux autres dimensions permet de construire, in fine, l'unité de la personne.

4. L'organisation

Une originalité : des structures légères
Pour donner aux jeunes l'initiative et pour rendre efficace la chaîne de l'animation, les SUF ont choisi de limiter les intervenants intermédiaires à leur plus simple expression. Ainsi les SUF n'ont que trois niveaux de responsabilité : l'unité, le groupe et l'équipe nationale.
Une pierre angulaire : le chef de groupe
Situé au coeur de l'organisation et de l'action, sur le terrain, au milieu des familles, le chef de groupe est le chef de la famille SUF locale. Il choisit les chefs d'unité, les envoie en formation, les aide à être responsables et à donner à leur action la plénitude du scoutisme. Il s'entoure d'un aumônier et d'adjoints, il exerce, de préférence, sa mission en ménage. Il explique aux parents les modes d'actions et le sens de la méthode scoute.
En prise directe : les commissaires de branches
Au niveau national, chaque type d'unité (meute, ronde, troupe, etc), aussi appelée "branche", est animée par un commissaire national, lui-même ancien chef ou cheftaine d'unité. Sa principale mission est d'assurer, avec une équipe spécialisée, la formation des chefs, cheftaines, assistants et assistantes. Les commissaires nationaux, en relation avec les chefs de groupe, sont en prise directe avec les chefs d'unités de leur branche.
Le commissaire et l'équipe nationale
Les six commissaires nationaux sont placés sous l'autorité d'un commissaire général et l'éclairage d'un aumônier national. Cette équipe de huit est appelée "équipe nationale". Le commisssaire général a la responsabilité de la formation, de la nomination et de l'animation des chefs de grope. Il est en relation directe avec eux. Il dispose d'une équipe de formateurs. Il désigne des délégués régionaux pour relayer son action au niveau des régions.
Le conseil national, le bureau, le président
Le conseil national comprend 23 membres. Il se compose de huit membres de droit de l'équipe nationale et quinze membres élus (par les adhérents majeurs de 18 ans) pour trois ans, renouvelables par tiers chaque année. Après chaque renouvellement annuel, le conseil national élit le président et le bureau (vice-président, secrétaire général, trésorier). Le conseil national nomme le commissaire général pour deux ans reconductibles.
Le mouvement : une fédération de groupe
Ainsi, le mouvement des scouts unitaires de France, par la simplicité de ses moyens et la légèreté de ses structures, se révèle être une fédération de groupes. Le groupe est, en effet, localement la cheville ouvrière du mouvement et son expression vivante disposant d'une large autonomie.
Une seule administration : le centre national
Le siège de l'association est implanté au "centre national", où travaillent un cadre et cinq secrétaires à temps plein ou partiel, pour assurer les tâches de gestions, de fonctionnement, de secrétariat et de contrôle. Ce centre met des locaux et des moyens à disposition des équipes d'animation, de formation et de rédaction de l'équipe nationale.
Le responsable du centre assure aussi la continuité de la conduite du mouvement, il est ainsi "délégué général" du président et du commissaire général, pris par leur profession.

5. L'activité scoute

La meute de louveteaux
Le louveteau va se mettre en chasse comme Mowgli dans le livre de la jungle de Rudyard Kipling. Il découvrira ruse, malice, mais aussi sagesse auprès des grands animaux, il écoutera le vieux loup ; il sera d'abord "patte tendre", avant d'être admis dans la grande famille heureuse de la meute. Il ouvrira ses yeux et ses oreilles pour s'émerveiller, mais aussi pour être attentif aux autres, il s'efforcera d'être l'ami de Jésus et de la nature comme saint François. Il gagnera alors sa première étoile et quand la meute pourra comter sur lui, sa deuxième, il sera alors responsable et sizenier.
La ronde des jeanettes
La jeannette va grandir et s'émerveiller en suivant les sentiers de la forêt. Chaque sentier sera pour elle une progression qui la conduira, d'étape en étape, vers la fleur bleue, puis la fleur blanche et enfin la fleur d'or. Avec le monde l'imaginaire, la petite fille va développer sa sensibilité, sa créativité et son attention, s'ouvrir aux autres et découvrir concrètement par le jeu le sens du beau, du bon et du bien. Elle grandira dans sa foi à l'exemple de Jeannette de Domrémy.
La troupe des éclaireurs
La troupe est le monde de l'aventure, de la vie dans la nature, de l'apprentissage de techniques, de la progression personnelle et de l'exercice de responsabilités au sein d'une patrouille. C'est la découverte que l'effort et le service peuvent procurer des joies. L'éclaireur s'épanouit sur les plans physique, moral et spirituel. Sa progression est marquée par l'engagement de la promesse et jalonnée d'étapes, de la seconde à la première classe qui désigne un garçon sûr, généreux, rayonnant et solide dans sa foi.
La compagnie des guides
La guide va vivre en compagnie l'aventure à sa manière, avec sa fraîcheur et sa générosité. Elle affermira son ouverture aux autres et apprendra la confiance et la responsabilité au sein d'une équipe. Elle épanouira sa vitalité et ses talents d'expression et grandira en silence dans la prière. Sa progression personnelle la conduira à prononcer sa promesse puis, par son entrain et son sens du service, elle sera "seconde classe". Enfin, la "première classe" reconnaitra sa solidité et son rayonnement.
Le clan des routiers
Au clan, le routier vit le service auprès des plus démunis, découvre de nouvelles régions et de nouveaux pays et approfondit sa recherche spirituelle. Cette vie en équpe est source d'épanouissement et d'aventures. Il développe son sens des responsabilités, affermit son équilibre personnel et devient un homme capable de choisir, de s'engager et de rayonner autour de lui la joie et l'esprit dont il vit et vivra après son "départ routier".
Le feu des guides aînées
La guide aînée va vivre le feu qui l'anime et le donner aux autres, apportant le rire, le sourire, la douceur et un brin de bonheur là où il manque trop souvent. Elle va puiser à la source du partage, de l'humilité et de la prière un coeur "gros comme ça", un peu plus qu'hier et bien moins que demain. En quête d'harmonie, à l'écoute de la vie qui donne et qui reçoit, elle apprend à aimer sans attendre de retour, pour donner envie d'aimer à son tour. Alors, rayonnante à la vie, elle dira ce qu'elle est, une "parole de feu".

6. la vie scoute

Les cinq buts du scoutisme
La pédagogie scoute poursuit cinq buts : la santé et l'équilibre par une vie saine dans la nature, le développement du caractère et de la personnalité, l'acquisition de compétences et le sens pratique, le sens des autres et le sens du service, le sens de Dieu et l'idéal chrétien. Ce dernier but est même une finalité. Il donne à tous les autres leur véritable dimension et fonde leur raison d'être.
La methode scoute
La méthode scoute dispose de trois moteurs essentiels au développement de la personne : le jeu, le camp dans la nature et le service. Tel est le fil conducteur des trois âges de la vie scoute et l'animation de toute branche.
Le jeu
Le jeu captive l'attention, aiguise l'observation, permet la découverte, développe l'enthousiasme et favorise l'émerveillement. Le jeu donne le sens de l'équipe, éveille l'émulation et apprend à respecter des règles. Le jeu permet de progresser et d'atteindre un objectif, de façon ludique. Le jeu met le sourire et l'humour au coeur de l'action, même difficile.
Baden-Powell disait : "si vous avez une idée à faire valoir, trouvez un jeu pour la faire vivre". La solidarité ne se paie pas de mots mais d'action. C'est ainsi que l'attention aux autres et le service donnent l'idée d'un jeu, comme un clin d'oeil, c'est la fameuse "bonne action" ou "B.A."
le camp dans la nature
Le cadre naturel de l'aventure scoute est la nature. Non seulement elle est belle, mais elle permet de vivre l'aventure au grand air et offre des grands espaces pour inventer de "grands jeux". Camper dans la nature en explorateur même modeste, donne (ou redonne) le goût des choses simples et les gestes d'une vie saine. La nature apprend le respect de la vie et de l'environnement et fait découvrir les rythmes de la vie et l'ordre naturel des choses. La nature est beauté, harmonie et vérité, à la portée de tous.
Savoir camper par tous les temps reste exigeant. Les SUF accordent une grande importance à l'apprentissage du savoir-faire, afin de pouvoir exploiter au mieux et en toute sécurité toutes les ressources de la vie dans la nature.
Le service
Dès le plus jeune âge, la vie scoute apprend à "servir son prochain". La vie, en sizaine ou en patrouille, éduque l'attention aux autres qui n'est jamais vraiment naturelle. Puis, l'expérience de la responsabilité et de la vie en équipe permet de faire progresser les plus jeunes et l'éveil du sens des autres apprend la pratique du service désintéressé.
Enfin, à l'âge des grands (routier et guide aînée), le jeune vit le service auprès des plus démunis (handicapés, personnes âgées...). Cette expérience de la pauvreté, de la simplicité et de la joie que procure le don de soi le conduit à prendre l'engagement de placer le service au coeur de sa vie d'adulte. Le service devient ainsi, pour la vie, réflexe et rayonnement.

7. Les textes de référence

Les maximes des louveteaux et des jeannettes
Un louveteau (une jeannette) pense d'abord aux autres.
Un louveteau ouvre les yeux et les oreilles (une jeannette est attentive).
Un louveteau (une jeannette) est toujours propres.
Un louveteau (une jeannette) est toujours vrai.
Un louveteau (une jeannette) est toujours gai(e).
La promesse des louveteaux et des jeannette
Je promets de faire de mon mieux pour être fidèle à Dieu, à la France, à mes parents, à la loi de la meute (de la ronde) et de rendre chaque jour un service à quelqu'un.
La loi scoute
(idem guides) Le scout met son honneur à mériter confiance.
Le scout est loyal à son pays, ses parents, ses chefs et ses subordonnées.
Le scout est fait pour servir et sauver son prochain.
Le scout est l'ami de tous et le frère de tout autre scout.
Le scout est courtois et chevalresque.
Le scout voit dans la nature l'oeuvre de Dieu, il aime les plantes et les animaux.
Le scout obéit sans réplique et ne fait rien à moitié.
Le scout est maître de soi, il sourit et chante dans les difficultés.
Le scout est économe et prend soin du bien d'autrui.
Le scout est pur dans ses pensées, ses paroles et ses actes.

Le père Sévin, fondateur du scoutisme catholique en France
Cette loi fut rédigée par le père Sévin en 1920.
Ces dix articles sont ceux (plus concis) de la loi scoute de l'OMMS,
l'Organisation Mondiale du Mouvement Scout.
Les principes
Le scout est fier de sa foi et lui soumet toute sa vie.
Le scout est fils de France et bon citoyen.
Le devoir du scout commence à la maison.
Les vertus du scoute
Franchise, dévouement, pureté. Ces vertus sont symbolisées par les trois doigts du salut scout. Ce salut rappelle aussi que le fort protège le faible.
La promesse scoute
Sur mon honneur, avec la grâce de Dieu, je m'engage à servir Dieu, l'Eglise et la patrie, à aider mon prochain en toutes circonstances et à observer la loi scoute.

Ce texte est celui d'origine du mouvement scout catholique en France. Il ajoute notamment l'Eglise à la promesse scoute de l'organisation mondiale du mouvement scout.
Le départ routier, la parole de feu
Vivre en routier, en guide aînée, c'est chercher dans ses entreprises et ses services à communier à la joie et à la peine des hommes. Au coeur de l'engagement de départ routier ou de la parole de feu, le routier ou la guide aînée prononce : "Je sais que la grandeur de l'homme est sa fidélité, connaissant ma faiblesse, je demande à Dieu sa grâce et je m'engage à vivre en routier (en guide aînée)". La cérémonie est un dialogue personnel avec le chef d'unité, suivi d'un départ effectif. Il est remis à celui qui s'en va un pain, une tente et une bible pour la route... de la vie.

8. La carte de l'association

L'association des scouts unitaires de France est régie par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association. Elle a été déclarée au journal officiel des 26 et 27 avril 1971, page 4092.

Le siège social et le centre national sont situés à :
Espace "Raphaël"
21-23, rue Aristide Briand
92175 Vanves
Métro 13 "Malakoff, plateau de Vanves"
Tel : 01.41.90.19.19
Fax : 01.41.90.96.72
email : infos@scouts-unitaires.org

L'association est agréée comme association nationale d'éducation populaire par le secrétariat d'état chargé de la Jeunesse et des sports (arrêté ministériel n°2792 du 3 mai 1974). Elle a été reconnue d'utilité publique par décret en date du 28 septembre 1983 (décret paru au journal officiel du 6 octobre 1983, page 9098). Elle est agréée au titre de l'article 40 de la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature dans un cadre national (arrêté ministériel du 10 décembre 1986). Ses statuts (jusque la dernière modification relative au transfert de siège social de Paris à Vanves) ont été approuvés par le ministère de l'intérieur le 30 septembre 1996 (arrêté paru au journal officiel du 24 octobre 1996).
Les informations contenues dans cette page proviennent du dossier de presse édité par le centre national des scouts unitaires de France. Ce dossier a été écrit par Bruno Piettre et Ludovic Du Bot en octobre 1999.
Retour Page d'accueil
Tous droits reservés © 2017 Troupe 1ère Strasbourg

Site valide CSS   Site optimisé pour le navigateur Mozilla Firefox   Site valide (X)THML Transitional 1.0